RDC : James Swan échange avec Guy Kabombo sur le suivi du cessez-le-feu à Minembwe
Le chef de la MONUSCO, James Swan, a échangé avec le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, sur le déploiement du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+) et le suivi du cessez-le-feu dans l’Est de la RDC.
La rencontre s’est tenue mercredi 16 septembre 2026 à Kinshasa, quelques jours après la mission de vérification conduite à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu. Elle est également intervenue à la veille de l’audition du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU devant le Conseil de sécurité.
Au cours des échanges, James Swan a notamment expliqué les mesures prises par la MONUSCO pour renforcer son appui aux opérations du MCVE+. La mission onusienne précise que son rôle dans ce dispositif est limité au soutien à la vérification et au suivi du respect du cessez-le-feu.
La première mission de terrain du MCVE+ à Minembwe avait été menée le 24 août 2026, avec un appui logistique de la MONUSCO. Elle s’inscrivait dans la mise en œuvre du processus de Doha et visait à rendre opérationnel le mécanisme chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu, d’examiner les allégations de violations et d’en rendre compte.
Cette opération constituait une étape attendue dans le processus de paix entre Kinshasa et l’AFC/M23, alors que les parties continuent de faire état d’incidents et de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu.
Pour la MONUSCO, l’enjeu consiste désormais à renforcer les capacités opérationnelles, logistiques et matérielles nécessaires au fonctionnement du MCVE+. James Swan a ainsi indiqué que la mission onusienne entendait poursuivre son accompagnement de ce mécanisme, dans les limites de son mandat.
Le déploiement du MCVE+ intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La persistance des affrontements et les accusations réciproques de violations de la trêve constituent encore des obstacles à la consolidation du cessez-le-feu.
L’opérationnalisation de ce mécanisme demeure donc un élément important du processus de Doha, alors que ses différents acteurs cherchent à établir un dispositif permettant de vérifier les faits rapportés sur le terrain et de documenter les éventuelles violations.
John Kayumba, correspondant la voix du Numérique depuis Kinshasa
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