Beni : douze ans après, le souvenir du premier grand massacre attribué aux ADF reste vif
Le 2 octobre 2014 marque un tournant douloureux dans l’histoire sécuritaire du territoire de Beni, au Nord-Kivu. Ce jour-là, des attaques meurtrières attribuées aux combattants des ADF ont été enregistrées contre des populations civiles dans les villages de Mukoko et Kokola, au nord d’Oïcha.
Douze ans plus tard, cette date reste associée au début d’une longue période de violences qui a profondément marqué les communautés de l’est de la République démocratique du Congo.
Après ces premières attaques, les violences se sont poursuivies dans plusieurs localités du territoire de Beni, avec des massacres, des déplacements de populations et la destruction de moyens de subsistance. Au fil des années, les attaques attribuées aux ADF se sont également étendues à d’autres zones du Nord-Kivu et de l’Ituri, notamment dans les territoires de Mambasa, Irumu et Lubero.
Du 2 octobre 2014 au 2 octobre 2026, douze années se sont ainsi écoulées depuis le début de cette série de violences. Des milliers de civils ont perdu la vie au cours de cette période, tandis que de nombreuses familles ont été contraintes de quitter leurs milieux d’origine pour échapper aux attaques.
Malgré les différentes opérations militaires menées contre les groupes armés, l’insécurité continue de peser sur plusieurs communautés de l’est de la RDC. La persistance des attaques entretient notamment les déplacements de populations et fragilise davantage les activités économiques et sociales.
En ce 2 octobre 2026, la commémoration de cette date ravive donc le souvenir des victimes et rappelle l’ampleur du défi sécuritaire auquel restent confrontées les populations de Beni, du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Mathe Fabrice
La voix du Numérique
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