Nord-Kivu : des carcasses d’hippopotames découvertes dans la Semuliki, l’ICCN appelle à la vigilance
Plusieurs carcasses d’hippopotames ont été découvertes ces derniers jours dans la rivière Semuliki, dans une zone riveraine du Parc national des Virunga, au Nord-Kivu. Face à cette situation, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) appelle les populations riveraines à la vigilance, en attendant les résultats des analyses destinées à déterminer l’origine de cette mortalité.
Dans un communiqué publié le 24 septembre 2026, la Direction provinciale de l’ICCN précise que les causes de la mort des hippopotames ne sont pas encore connues. Des échantillons ont été prélevés et sont actuellement soumis à des analyses de laboratoire afin d’identifier l’éventuelle cause de cette mortalité inhabituelle.
Cette situation est suivie avec attention par les services compétents, notamment dans un contexte marqué par un précédent épisode de charbon bactéridien (anthrax) signalé en avril 2025 dans la zone du lac Édouard.
À ce stade, l’ICCN n’établit toutefois aucun lien entre cet épisode et la mort des hippopotames actuellement observée dans la rivière Semuliki. Les autorités attendent les conclusions des analyses scientifiques avant de se prononcer sur l’origine de cette situation.
L’ICCN déconseille tout contact avec les carcasses
En attendant les résultats des investigations, l’ICCN, en collaboration avec les services sanitaires compétents, demande aux populations de prendre des mesures de précaution.
Les habitants sont notamment invités à ne pas toucher, déplacer, découper, ouvrir, enterrer ou brûler les carcasses retrouvées dans ou aux abords de la rivière.
L’ICCN recommande également de ne pas consommer, acheter, vendre ou transporter la viande provenant d’un animal retrouvé mort ou malade, quelle que soit la méthode utilisée pour sa préparation, notamment la cuisson, le séchage ou le fumage.
Les enfants, le bétail et les animaux domestiques doivent également être éloignés des carcasses et des zones concernées. L’Institut conseille par ailleurs d’éviter l’utilisation de l’eau se trouvant à proximité des animaux morts et de privilégier une source d’eau sûre ou correctement traitée.
Toute nouvelle mortalité doit être signalée
Les populations riveraines sont appelées à signaler sans délai toute nouvelle carcasse ou tout cas de mortalité inhabituelle auprès des autorités locales, des services vétérinaires, des relais communautaires ou directement auprès des agents de l’ICCN.
L’Institut recommande également aux personnes qui développeraient des symptômes inhabituels après avoir été en contact avec un animal mort ou malade, ou après avoir consommé une viande suspecte, de se rendre rapidement dans une structure de santé.
En attendant les conclusions des analyses, la Direction provinciale de l’ICCN invite ainsi les habitants de la zone à rester calmes tout en observant strictement les mesures de précaution.
Le communiqué a été établi à Ishango, le 24 septembre 2026, par la Cellule de communication de la Direction provinciale de l’ICCN/Parc national des Virunga.
Héritier Bin-Musayi Le Bulldozer
La voix du Numérique
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