Maniema : AMIKI conteste le retrait de son permis d’exploitation à Kampene
L’Association Minière du Kivu (AMIKI) réagit aux accusations de la société civile sur la légalité de ses activités minières à Kampene, dans le territoire de Pangi, au Maniema. Par la voix de Stéphane Bantu, assistant du directeur général, l’entreprise affirme avoir engagé une procédure auprès du ministère des Mines pour contester la décision portant retrait de son permis d’exploitation.
AMIKI rejette ainsi les accusations selon lesquelles elle n’aurait plus aucun droit d’exercer ses activités sur son site de Kampene. D’après Stéphane Bantu, le recours introduit auprès du ministère compétent vise à permettre à l’entreprise de recouvrer ses droits et de poursuivre son processus de reprise des activités minières.
Cette réaction intervient après des déclarations de la société civile de Maniema (SOCIMA), qui avait notamment alerté sur les conséquences que pourrait entraîner la situation autour du site minier de Kampene, allant jusqu’à évoquer un possible mécontentement des populations riveraines.
Sur ce point, AMIKI assure entretenir des relations positives avec les communautés locales. Stéphane Bantu cite notamment les actions sociales récemment réalisées par l’entreprise, parmi lesquelles la remise de tôles et d’un appui financier destinés à contribuer à la construction d’une école moderne et d’un centre de santé à Kampene.
Un passé industriel marqué par la guerre
Créée en 1982, l’Association Minière du Kivu est une société congolaise implantée à Kampene. Elle avait démarré son exploitation industrielle en 1989, avant de voir ses activités interrompues quelques années plus tard en raison du contexte de guerre qui prévalait dans la région.
Depuis lors, l’entreprise affirme être engagée dans un processus de reconstitution et de préparation à la relance effective de ses opérations minières.
AMIKI soulève la question d’un autre permis
Dans sa réaction, Stéphane Bantu met également en avant un autre élément qu’il considère comme problématique. Selon lui, une société chinoise aurait obtenu un permis d’exploitation sur le même espace avant même qu’AMIKI ne soit officiellement notifiée de la décision portant retrait de son propre permis.
L’entreprise estime que cette chronologie mérite des explications et appelle à la clarification du processus administratif ayant conduit à l’attribution de ce permis.
Pour l’heure, les différentes positions exprimées autour de ce dossier restent divergentes. La décision du ministère des Mines sur le recours introduit par AMIKI pourrait permettre de clarifier la situation juridique de l’entreprise et l’avenir de ses activités à Kampene.
Dossier à suivre.
John Kayumba, correspondant la voix du Numérique depuis Kinshasa
Commentaires
Enregistrer un commentaire