Ituri : des hommes armés se faisant passer pour des Wazalendo accusés de rançonner et torturer des civils à Irumu
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 9 septembre, le coordonnateur de l’Association pour la paix et le développement (APDEF-Irumu) affirme que ces groupes armés multiplient les actes de violence et de rançonnement, particulièrement dans certaines zones du territoire d’Irumu.
Selon Christophe Munyanderu, ces hommes armés ont notamment installé des barrières illégales sur plusieurs axes de desserte agricole, particulièrement dans la chefferie des Walese Vonkutu, près de la frontière avec la province du Nord-Kivu.
Ces individus, qui se présenteraient comme des combattants Wazalendo engagés dans la lutte contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), sont accusés de profiter de cette situation sécuritaire pour imposer leur propre loi aux populations locales.
« Sous prétexte de combattre les ADF, ils rançonnent les habitants et commettent plusieurs abus », dénonce le défenseur des droits humains.
L’alerte fait également état de l’existence de cachots clandestins où des civils seraient détenus illégalement, avant d’être soumis à des actes de torture. Leur libération serait ensuite conditionnée au versement de sommes importantes, oscillant entre 300 000 et 500 000 francs congolais, selon les accusations portées par l’APDEF-Irumu.
Face à cette situation, Christophe Munyanderu appelle les autorités militaires et sécuritaires de l’Ituri à intervenir rapidement afin d’identifier et de mettre hors d’état de nuire ces hommes armés qu’il qualifie de « faux Wazalendo ».
Pour le défenseur des droits humains, ces pratiques aggravent davantage la situation des populations déjà confrontées aux violences et aux attaques répétées attribuées aux rebelles ADF dans plusieurs localités du territoire d’Irumu.
Il plaide ainsi pour une action ferme des autorités afin de protéger les civils et d’empêcher que le combat contre les groupes armés ne serve de couverture à de nouvelles formes de criminalité et d’exactions contre les communautés locales.
Alphani Byaômbe Alidor correspondant la voix du Numérique depuis Beni.

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