Beni : l'état de santé de l'opposant Clovis Mutsuva inquiète après 20 jours de détention
Vingt jours après son arrestation, l'état de santé de l'opposant Clovis Mutsuva suscite une vive préoccupation à Beni. Détenu à l'auditorat militaire de garnison, il présenterait un important affaiblissement physique, selon plusieurs témoignages de ses proches.
Parmi les personnes qui tirent la sonnette d'alarme figure Christian Balewa Mahamba, militant du mouvement citoyen LUCHA/Beni. Après avoir rendu visite au détenu dans l'après-midi du mardi 4 août, il affirme l'avoir trouvé dans un état de santé préoccupant.
« Cette rencontre m'a profondément attristé. J'ai trouvé Clovis Mutsuva très affaibli par la maladie, lui qui a toujours fait preuve de courage et de résilience, même dans les moments les plus difficiles », a-t-il déclaré dans une publication diffusée ce mercredi sur son compte Facebook.
Au-delà de son état de santé, les circonstances de sa détention continuent d'alimenter les interrogations. Selon Christian Balewa Mahamba, les véritables raisons de cette arrestation restent peu connues du grand public et ne seraient maîtrisées que par quelques responsables politiques et autorités provinciales.
Cette analyse est également partagée par le citoyen congolais Azarias Mokonzi. Dans une lettre ouverte adressée aux députés nationaux élus de Beni, il dénonce ce qu'il considère comme une privation arbitraire de liberté à l'encontre d'un citoyen qui exerçait un contrôle citoyen sur la gouvernance provinciale.
Azarias Mokonzi évoque par ailleurs de possibles motivations politiques derrière cette affaire. Il affirme que, selon des informations qu'il dit tenir de sources crédibles, certains acteurs politiques chercheraient à obtenir la condamnation de Clovis Mutsuva afin de l'écarter de la scène politique en vue des élections de 2028.
Il regrette également le silence des députés nationaux élus de Beni, qu'il appelle à se prononcer publiquement sur ce dossier.
Face à la détérioration de l'état de santé de Clovis Mutsuva, plusieurs voix s'élèvent désormais pour réclamer sa libération ou, à tout le moins, son accès rapide à des soins médicaux appropriés, dans le respect de ses droits.
Alphani Byaômbe Alidor
La voix du Numérique

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