Sud-Kivu : les FARDC annoncent de nouvelles avancées militaires dans les hauts plateaux de Minembwe
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir enregistré d’importantes avancées dans leurs opérations de sécurisation menées dans les hauts plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.
Selon un communiqué des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, les forces loyalistes ont repris, dans la soirée du mardi 16 juin, le contrôle du village de Kitavi, de l’agglomération d’Irundu ainsi que de plusieurs positions stratégiques situées à Madegu, notamment aux abords de Minembwe-centre.
L’armée congolaise indique que cette progression lui permet de se rapprocher davantage du centre de Minembwe afin d’apporter assistance et protection aux populations locales qui sollicitent régulièrement l’intervention des autorités face à la dégradation de la situation sécuritaire.
Le même communiqué fait état de bombardements qui auraient visé, ce mercredi matin, l’Hôpital général de Minembwe ainsi que certaines habitations civiles. Les FARDC attribuent ces attaques à des drones qu’elles affirment provenir du Rwanda.
Par ailleurs, l’armée congolaise annonce avoir lancé, ce mercredi 17 juin, une contre-offensive visant à reprendre le contrôle de l’aérodrome de Minembwe-centre, considéré comme un point stratégique dans cette zone en proie à l’insécurité.
Des témoignages recueillis dans la région de Madegu font état d’un climat de peur parmi les habitants. Selon les FARDC, plusieurs civils, notamment au sein de la communauté Banyamulenge, auraient été victimes de violences ciblées lors des affrontements survenus entre la nuit du 16 et la matinée du 17 juin.
Le commandant des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le colonel breveté d’état-major Apoko Bangala Michel, assure que les appels de la population ont été pris en compte. Il réaffirme la détermination des FARDC à poursuivre leurs opérations jusqu’au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble de la zone de Minembwe.
L’armée appelle également la communauté nationale et internationale à suivre de près l’évolution de la situation, dénonçant ce qu’elle qualifie de graves exactions et destructions commises sur le territoire congolais.
Cette communication intervient dans un contexte de tensions persistantes dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, où les opérations militaires se poursuivent pour tenter de restaurer la sécurité et protéger les populations civiles.

Commentaires
Enregistrer un commentaire