Beni-Mbau : 18 civils massacrés lors d’une nouvelle attaque attribuée aux ADF à Mbau
Une nouvelle tragédie a frappé le secteur de Beni-Mbau, en territoire de Beni, au Nord-Kivu. Dix-huit civils ont été tués dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin lors d’une attaque attribuée aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans plusieurs villages de la région.
D’après les premières informations recueillies sur place, les assaillants ont lancé leur offensive aux environs de 21 heures, ciblant simultanément les villages de Matete, Mamuli et Kitoho, situés dans la localité de Mbau. Cette attaque coordonnée a plongé les habitants dans la panique et causé d’importantes pertes humaines.
Le bilan provisoire fait état de 18 morts, parmi lesquels 11 hommes et 7 femmes. Parmi les victimes figurent le pasteur Kambale Vindu de l’Église kimbanguiste de la paroisse de Mbau ainsi que deux membres de sa famille. Un enseignant de l’EPA Mbau, identifié sous le nom de Kambale Kalayi, a également perdu la vie au cours de cette attaque.
Outre les pertes humaines, plusieurs biens ont été détruits. Les assaillants ont incendié cinq motos, deux vérandas et une maison d’habitation avant de se retirer de la zone.
Face à ce nouveau drame, les habitants de Mbau réclament un renforcement urgent des mesures sécuritaires afin de protéger les populations civiles, régulièrement exposées aux attaques des groupes armés.
Réagissant à cette situation, le chef du secteur de Beni-Mbau, Kasereka Malisava Jean Bosco, s’est dit profondément attristé par ce massacre.
« C’est avec une profonde douleur que nous constatons que nos populations continuent d’être victimes de massacres barbares. L’ennemi a attaqué simultanément plusieurs villages, notamment Matete, Mamuli et Kitoho, ce qui lui a permis de contourner les dispositifs sécuritaires existants », a-t-il déclaré.
L’autorité sectorielle a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et à l’ensemble de la population de Mbau. Il a également invité les habitants à renforcer leur vigilance, à signaler tout mouvement suspect et à collaborer avec les services de sécurité pour prévenir de nouvelles incursions.
Selon lui, les autorités compétentes ont déjà entamé des évaluations sur le terrain afin d’adapter la réponse sécuritaire et de prévenir d’autres attaques dans cette partie du territoire de Beni.
Cette nouvelle tuerie illustre une fois de plus la persistance de l’insécurité dans la région de Beni, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés qui continuent d’endeuiller les populations civiles de l’Est de la République démocratique du Congo.

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