RDC : Washington dément tout financement de la future garde minière annoncée par l’IGM
Une zone d’ombre s’installe autour du projet de création d’une garde minière en République démocratique du Congo. Les États-Unis ont officiellement démenti toute implication financière dans cette initiative récemment annoncée par l’Inspection générale des mines (IGM).
Moins de 24 heures après la communication de l’IGM évoquant la mise en place d’une force de 20 000 agents, financée à hauteur de 100 millions de dollars grâce à des partenariats avec les États-Unis et les Émirats arabes unis, l’ambassade américaine à Kinshasa a publié une mise au point ferme.
« Le gouvernement des États-Unis ne finance actuellement aucune unité de patrouille ou de garde des mines en RDC », a déclaré la représentation diplomatique américaine, prenant ainsi le contre-pied des informations relayées par l’IGM.
Washington a par ailleurs précisé que sa coopération avec la RDC reste orientée vers la croissance économique, la stabilité du pays ainsi que le renforcement des investissements durables.
Ce démenti relance les interrogations sur le véritable montage financier de cette future garde minière, présentée comme un outil destiné à renforcer la sécurisation des sites d’exploitation et à améliorer la traçabilité des minerais stratégiques.
Cette controverse intervient dans un contexte marqué par les réformes du secteur extractif congolais, où les questions de gouvernance, de transparence et de lutte contre l’exploitation illégale demeurent au cœur des priorités nationales.
Désormais, l’incertitude plane sur les sources de financement réelles de cette force annoncée, alors que le projet était présenté comme un signal fort en faveur de la sécurisation du secteur minier congolais.

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