🇨🇩 LUBERO | SÉCURITÉ – NORD-KIVU Manguredjipa rejette le retour de la MONUSCO et mise sur la coalition FARDC–UPDF
La population de Manguredjip et des localitĂ©s environnantes, dans le territoire de Lubero (province du Nord-Kivu), a exprimĂ© son refus catĂ©gorique de tout dĂ©ploiement des troupes de la MONUSCO dans cette partie du pays. Cette position a Ă©tĂ© largement relayĂ©e jeudi 18 dĂ©cembre 2025, lors d’Ă©changes avec la rĂ©daction de La Voix du NumĂ©rique.
Des habitants et leaders d’opinion venus notamment de Njiapanda, Byambwe et Manguredjipa dĂ©noncent une dĂ©marche qu’ils jugent unilatĂ©rale et non concertĂ©e, faisant rĂ©fĂ©rence Ă une rĂ©union tenue le 11 dĂ©cembre dernier Ă Beni. Cette rencontre visait Ă prĂ©parer une Ă©ventuelle intervention de la Mission des Nations unies dans le secteur de Bapere ainsi que dans les groupements Mwenye et Manzia, en chefferie des Baswagha, dans le cadre de l’appui Ă la coalition FARDC–UPDF engagĂ©e dans la traque des rebelles ADF.
Un bilan jugé négatif
Pour les habitants de l’axe Manguredjipa, le retour de la MONUSCO n’est ni opportun ni justifiĂ©. Ils estiment que le bilan de la mission onusienne est largement nĂ©gatif, rappelant que malgrĂ© sa prĂ©sence depuis 2014 en territoire de Beni, les groupes armĂ©s, notamment les ADF, n’ont jamais Ă©tĂ© totalement Ă©radiquĂ©s.
Certains vont plus loin, accusant les casques bleus de constituer une source supplĂ©mentaire d’insĂ©curitĂ©.
> « La MONUSCO n’a rien prouvĂ© depuis son arrivĂ©e. Pourquoi revenir encore dans une zone qu’elle n’a jamais su sĂ©curiser ? », s’interroge un notable de Njiapanda.
Confiance en la coalition FARDC–UPDF
Les habitants affirment placer leur confiance dans la coalition FARDC–UPDF, qu’ils considèrent comme le principal rempart contre les rebelles, Ă condition qu’elle soit appuyĂ©e par les vĂ©ritables combattants Wazalendo et encadrĂ©e par un commandement militaire rigoureux.
Ils appellent également les autorités nationales à plus de cohérence et de fermeté dans la conduite des opérations militaires afin de restaurer durablement la sécurité dans la région.
Ce rejet populaire relance une fois de plus le dĂ©bat sur l’efficacitĂ©, la lĂ©gitimitĂ© et l’acceptation locale des interventions internationales dans les zones en conflit de l’Est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.

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