Nord-Kivu : des écologistes alertent sur l’insécurité des forêts à l’occasion de la Journée mondiale
À l’occasion de la Journée mondiale des forêts célébrée le 21 mars, le coordonnateur national de l’organisation Les Écologistes RDC, Prince Kihangi, appelle à une prise de conscience collective sur la situation préoccupante des forêts du Nord-Kivu.
Cet acteur de la société civile plaide pour une attention particulière en faveur des forêts de cette région, marquée par une insécurité persistante. Il invite les Congolais à engager une réflexion sérieuse sur la protection de ces écosystèmes, fortement affectés par la présence prolongée de groupes armés.
Interrogé par Radio Okapi Prince Kihangi déplore que, depuis plusieurs décennies, de vastes étendues forestières de l’Est de la République démocratique du Congo soient occupées de manière irrégulière par des hommes armés. Selon lui, ces derniers exploitent les ressources forestières sans respecter les normes environnementales ni rendre compte à l’État ou aux communautés locales.
« Il est impossible de protéger une forêt occupée par des hommes armés », a-t-il insisté, dénonçant un système où certains groupes s’érigent en autorités locales, allant jusqu’à délivrer des autorisations d’exploitation du bois.
Il souligne également que des marchés, notamment à Goma, sont alimentés par du bois provenant de zones sous contrôle de ces groupes, échappant ainsi à toute régulation.
Pour cette édition 2026, la Journée mondiale des forêts est placée sous le thème « Les forêts et les économies », mettant en lumière le rôle crucial des forêts non seulement comme réservoirs de biodiversité, mais aussi comme leviers de développement économique durable.

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