Kasindi : la société civile donne un ultimatum de 48 heures pour l’ouverture de la passerelle de la rue Mambura
La société civile du groupement Basonongora précisément à Kasindi, dans la province du Nord-Kivu, exige du gouvernement provincial l’autorisation immédiate du passage sur la passerelle de la rue Mambura, déjà prête à être utilisée. Dans un communiqué rendu public le dimanche 15 mars 2026, elle accorde un délai de 48 heures aux autorités pour permettre l’accès à cette infrastructure.
Selon la société civile, cette demande fait suite à plusieurs plaintes des usagers de la route Mambura qui dénoncent l’état de délabrement très avancé de cet axe. Les acteurs citoyens se disent préoccupés par l’évolution des travaux censés s’inscrire dans le cadre du projet de réhabilitation initié par le gouvernement provincial du Nord-Kivu.
Sur le terrain, les constats dressés par la société civile sont jugés alarmants. Elle évoque notamment un compactage de l’argile sur un sol où la terre végétale n’aurait pas été préalablement enlevée, l’absence de dispositifs adéquats pour la canalisation des eaux de ruissellement, ainsi qu’un rythme d’exécution des travaux jugé extrêmement lent.
La société civile par le biais de son rapporteur général Paul Zaidi Beya affirme également que le délai nécessaire à la solidification du béton de la passerelle serait largement dépassé, ce qui signifie que l’ouvrage est prêt à être utilisé par la population.
Ainsi, elle estime qu’il n’existe aucune justification valable pour attendre l’arrivée d’une délégation du gouvernement provincial afin d’autoriser l’utilisation de cette passerelle. Selon elle, même une autorité locale de base, comme un chef de quartier, pourrait procéder à cette formalité.
Passé le délai de 48 heures, la société civile prévient qu’elle pourrait organiser des actions citoyennes de grande envergure afin de faciliter le libre passage de la population sur cette infrastructure.
Par ailleurs, elle dénonce également le retard du gouvernement provincial dans le financement des travaux exécutés par l’entreprise RTMC, une situation qui, selon elle, plonge plusieurs jeunes employés dans une précarité difficile en raison du non-paiement de leurs salaires.



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