Journée mondiale de la vie sauvage 2026 : Les plantes médicinales au cœur de la préservation
Chaque année, le 3 mars, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la vie sauvage afin de mettre en lumière l’importance de la faune et de la flore dans l’équilibre des écosystèmes et la survie de l’humanité.
Pour l’édition 2026, le thème retenu est :
« Les plantes médicinales et aromatiques : Conserver la santé, l’héritage et les moyens d’existence ».
Une richesse naturelle vitale pour l’humanité
Selon l’Organisation des Nations Unies, plus de 50 000 espèces sauvages sont directement récoltées pour l’alimentation humaine. Près de 9 % des espèces végétales utilisées à des fins médicinales et aromatiques sont aujourd’hui menacées d’extinction. Les causes sont multiples : surexploitation, perte d’habitat, changement climatique et commerce illégal.
Une personne sur cinq dans le monde dépend des plantes sauvages, des algues et des champignons pour se nourrir et générer des revenus. Dans les pays en développement, entre 70 et 95 % de la population a recours à la médecine traditionnelle pour les soins de santé primaires.
Le cas du Prunus africana dans le Ruwenzori
Dans le secteur du Ruwenzori, en groupement Basongora, on retrouve une espèce emblématique : le Prunus africana, également connu sous le nom de pygium. Cette plante médicinale est particulièrement prisée pour son écorce, utilisée dans le traitement des affections de la prostate.
Cependant, cette exploitation intensive a entraîné une vulnérabilité inquiétante de l’espèce, notamment à cause du phénomène de « décorcage » excessif qui affaiblit les arbres et compromet leur régénération naturelle.
Face à cette menace, le commerce international de cette espèce est strictement encadré par la Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora (CITES), dont la RDC est signataire. La commercialisation de l’écorce est interdite sans l’obtention préalable d’un Avis de Commerce Non Préjudiciable (ACNP), conformément aux dispositions de la convention.
Un appel mondial à la responsabilité
À l’occasion de cette journée, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a exhorté les États et les peuples à devenir « les jardiniers du patrimoine commun de l’humanité ». Il a rappelé que les écosystèmes qui soignent l’humanité depuis des millénaires doivent être protégés pour garantir la survie des générations futures.
Dans cette dynamique, le COJUPN par le biais de son coordonnateur Kasereka Vyambithe réaffirme son engagement à accompagner les efforts des autorités nationales et internationales pour la sauvegarde de la biodiversité. La protection des plantes médicinales comme le Prunus africana ne relève pas seulement d’une responsabilité environnementale, mais aussi d’un impératif sanitaire, économique et culturel.
Préserver la vie sauvage, c’est préserver notre propre avenir.

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