Guerre du M23 : « On ne tue pas le peuple qu’on veut gouverner » – pamphlet de Ghislain Mbakulirahi


Alors que la République démocratique du Congo fait face à la poursuite de l’insécurité dans sa partie orientale, marquée notamment par les violences attribuées à la rébellion de l’AFC/M23, des voix s’élèvent pour dénoncer l’adhésion de certains Congolais à ce mouvement armé.

Des internautes, des analystes et des scientifiques critiquent de plus en plus ouvertement ce qu’ils qualifient de ralliements massifs de compatriotes à la rébellion de l’AFC/M23, dans un contexte où le pays se dit victime d’une agression du Rwanda sous couvert de ce mouvement.

Selon plusieurs observateurs, ces adhésions interviennent alors même que des villes et entités, dont Goma et Bukavu, ont été touchées par de graves violences, ayant entraîné la mort de nombreux civils et d’autres exactions.

Pour le journaliste Ghislain Mbakulirahi, directeur de la Radio Soleil FM Kasindi, ces comportements constituent une profonde contradiction face à l’intérêt national.

« Pendant que le pays faisait face à l’agression rwandaise, les dignes fils et filles du Congo devaient s’approprier cette menace et s’unir comme un seul homme afin de contourner ce défi qui n’était pas le premier pour notre nation. Il est vraiment regrettable de voir certains Congolais, parfois de nos propres communautés, se rallier à l’ennemi pour le simple fait d’avoir perdu un mandat ou de ne pas avoir été promus à telle ou telle responsabilité », déplore-t-il.

Le journaliste rappelle que la défense de l’intégrité territoriale devrait transcender les divergences politiques et personnelles.

« Le Congo nous appartient à tous. Nous devons manifester, autour des autorités en place, une solidarité capable de mettre en déroute cette situation qui endeuille, depuis des années, la région de l’Est et la République démocratique du Congo en général. Nous avons un seul Président de la République, il s’appelle Félix-Antoine Tshisekedi », insiste-t-il.

Dans un ton ferme, Ghislain Mbakulirahi lance également un appel aux Congolais qui auraient rejoint la rébellion.

« Sans citer nommément les brebis égarées, nous appelons les Congolais qui ont été trompés et utilisés par l’ennemi à revenir au toit paternel et à refaire leur vie. Dans le cas contraire, leur attitude s’apparente à une trahison envers la République, ce qui constitue une infraction pénale. On ne tue pas le peuple qu’on veut gouverner », renchérit-il.

Pour ce professionnel des médias, l’histoire retiendra que les violences ayant ensanglanté l’Est du pays ont parfois bénéficié de complicités internes, motivées par des calculs politiques ou des ambitions personnelles.

La Réaction La Voix du Numérique 

Héritier Bin-Musayi le Bulldozer 

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