Guerre du M23 dans le Kivu : Washington accentue la pression sur Kigali
La pression internationale s’intensifie contre le Rwanda dans le contexte de la guerre persistante menée par la rébellion du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo. À Washington, le Congrès américain hausse le ton et envisage désormais des sanctions ciblées contre des responsables rwandais de haut niveau, y compris, potentiellement, le président Paul Kagame.
Cette initiative est portée par le républicain Chris Smith, président de la sous-commission Afrique à la Chambre des représentants des États-Unis.
Selon des sources proches du dossier, l’élu américain reproche à Kigali le non-respect répété des Accords de Washington pour la paix et la prospérité, conclus en décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis.
Ces accords visaient à mettre fin aux hostilités dans la région des Grands Lacs, à garantir le retrait de tout soutien aux groupes armés et à instaurer un climat de coopération sécuritaire et économique entre les deux pays. Toutefois, la poursuite des combats dans le Nord-Kivu, attribués au M23 soutenu par le Rwanda selon Kinshasa et plusieurs rapports internationaux, remet en cause ces engagements.
C’est dans ce contexte tendu que le président congolais Félix Tshisekedi a été reçu ce mercredi 5 février 2026 à Washington pour un entretien de haut niveau. Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations diplomatiques visant à renforcer l’appui américain à la RDC face à l’agression armée dans l’Est du pays.
Washington, longtemps accusé de prudence excessive à l’égard de Kigali, semble désormais disposé à passer à une phase plus coercitive. Les sanctions envisagées pourraient inclure des restrictions de visas, le gel d’avoirs et d’autres mesures ciblées contre les responsables jugés impliqués dans la déstabilisation de l’Est congolais.
Pour Kinshasa, cette évolution marque un tournant diplomatique majeur et renforce l’espoir d’une pression internationale accrue pour mettre fin à un conflit qui continue de coûter la vie à des milliers de civils et de fragiliser la stabilité régionale.

Commentaires
Enregistrer un commentaire