USA–RDC–Rwanda : Washington hausse le ton contre l’impunité à l’Est du Congo
Les États-Unis affichent une position de plus en plus ferme face à la situation sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration remarquée, Alina Habba, conseillère juridique du président américain Donald Trump et chargée des questions juridiques au sein du Conseil de Paix, a averti que Washington n’excluait pas des mesures coercitives à l’encontre du Rwanda en cas de non-coopération.
« De la même manière que le Rwanda a livré certains criminels, notamment Bosco Ntaganda, nous lui demanderons d’en faire autant pour ceux qui occupent l’Est de la RDC en violation de la souveraineté congolaise », a-t-elle déclaré. À défaut, prévient-elle, les États-Unis se réservent le droit d’user d’« une autre méthode ».
Pour Washington, le message est clair : l’impunité doit prendre fin dans l’Est du Congo, une région meurtrie par des décennies de conflits armés, de violences contre les civils et d’ingérences extérieures. Cette prise de position marque un durcissement du discours américain sur le dossier congolais, dans un contexte de pressions diplomatiques croissantes autour du respect de la souveraineté de la RDC.
Alina Habba a également annoncé que ces questions juridiques et sécuritaires feront l’objet d’échanges imminents au plus haut niveau. Le président congolais Félix Tshisekedi est attendu dans les prochains jours à Washington, où il sera reçu par le président Donald Trump. Cette rencontre pourrait constituer une étape décisive dans la redéfinition de l’approche américaine vis-à-vis de la crise dans l’Est de la RDC.
Alors que les populations civiles continuent de payer un lourd tribut à l’insécurité, cette déclaration américaine ravive l’espoir d’une implication plus contraignante des États-Unis pour mettre fin aux violations du droit international et favoriser une paix durable dans la région des Grands Lacs.

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