Nord-Kivu : les Wazalendo armés désormais interdits de circulation en milieux urbains
Face à la recrudescence inquiétante de la criminalité dans les centres urbains du Nord-Kivu, les autorités provinciales durcissent le ton. Une série de mesures sécuritaires a été arrêtée afin de restaurer l’ordre public et de rassurer les populations vivant dans des agglomérations densément peuplées.
Le jeudi 8 janvier, au lendemain d’un double assassinat survenu à Butembo — dont celui d’un élément de la Police nationale congolaise — le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Somo Kakule, s’est rendu en urgence dans cette ville. Sur place, il a convoqué un Conseil provincial de sécurité élargi, avant d’engager des échanges citoyens avec les forces vives locales ainsi que les animateurs des mouvements Wazalendo opérant sur le front nord de la province.
Au cœur de ces discussions : la prolifération incontrôlée des armes de guerre et son impact sur la sécurité urbaine. Soupçonnés, à tort ou à raison, par une frange de la population d’être impliqués dans l’instabilité sécuritaire, certains éléments Wazalendo armés sont de plus en plus pointés du doigt par les habitants.
Dans ce contexte, le gouverneur militaire a pris une décision ferme. Il a sommé les Wazalendo porteurs d’armes de ne plus fréquenter les milieux urbains, estimant que leur présence armée dans les villes constitue un facteur aggravant de l’insécurité et de la psychose au sein de la population.
Cette mesure vise à clarifier les rôles entre les forces régulières de sécurité et les groupes d’autodéfense engagés sur les lignes de front, tout en renforçant la protection des civils dans les zones urbaines. Les autorités provinciales assurent que d’autres dispositions pourraient suivre afin de consolider la paix et l’ordre public dans l’ensemble du Nord-Kivu.
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