Kananga – Protestation des agents du ministère de la Formation professionnelle à l’arrivée du Chef de l’État
À l’occasion de la visite présidentielle ce lundi 26 janvier 2026 à Kananga, une marche de protestation a été organisée par des agents, cadres et formateurs du ministère de la Formation professionnelle. Munis de banderoles, ces fonctionnaires ont réclamé le paiement de 73 mois d’arriérés, une situation qui affecte leurs conditions de vie et de travail depuis plusieurs années.
Les manifestants, présents tôt dans la matinée le long de l’itinéraire prévu pour le passage du Chef de l’État, ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient d'« injustice salariale ». Sur une banderole portée par le groupe, on peut lire de manière claire :
« Les agents, cadres et formateurs du ministère de la Formation professionnelle réclament les 73 mois d’impaiement. »
Selon plusieurs sources locales et participants à la manifestation, ces travailleurs sont en attente du versement de leurs salaires et avantages depuis plus de six ans. Ils estiment que cette situation compromet gravement leur stabilité financière ainsi que la qualité des services rendus dans les différents centres de formation professionnelle.
Un appel au gouvernement national
Les protestataires ont appelé les autorités, en particulier le Chef de l’État en visite à Kananga, à intervenir rapidement pour trouver une solution durable à leur situation. Certains ont déclaré que la crise des arriérés met en lumière des problèmes plus larges de gestion administrative et de financement dans le secteur de la formation.
Impact local
La protestation s’est déroulée dans le calme et n’a jusqu’à présent donné lieu à aucun incident. Toutefois, elle révèle une frustration palpable parmi les fonctionnaires qui attendent une réponse claire des pouvoirs publics, au moment où le pays observe de nombreuses réformes dans le cadre de la modernisation de l’administration publique.
Cette situation illustre les défis persistants liés à la régularisation des salaires dans plusieurs services publics de la République démocratique du Congo, et elle arrive à un moment symbolique où le gouvernement cherche à renforcer la cohésion nationale et la confiance des citoyens en ses institutions.

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