Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : la Zambie mobilise la région à Livingstone
La République de Zambie s’impose comme un acteur diplomatique clé dans la recherche de solutions à la crise sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Du jeudi 8 au samedi 10 janvier 2026, la ville touristique de Livingstone accueillera une réunion régionale de haut niveau consacrée à l’aggravation de l’insécurité dans cette partie du pays.
Cette rencontre de trois jours est organisée à la demande de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Les autorités zambiennes ont rapidement donné leur accord, réaffirmant leur engagement en faveur de la paix et de la stabilité régionales. La coordination de ces assises a été confiée au ministère zambien de la Défense.
Sont attendus à Livingstone les ministres de la Défense des douze États membres de la CIRGL, ainsi que les chefs d’état-major des forces de défense (Chiefs of Defence Forces – CDF). Les échanges porteront principalement sur l’évaluation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, une région en proie depuis plusieurs années à des violences armées récurrentes, mais également sur le renforcement de la coopération régionale face à des menaces transfrontalières croissantes.
La CIRGL regroupe l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. Pour ces pays, la stabilisation de l’est congolais constitue un enjeu majeur de sécurité collective et de paix durable dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
À travers cette initiative, Lusaka entend promouvoir une vision politique fondée sur l’indivisibilité de la paix régionale. Sous la direction du président Hakainde Hichilema, la Zambie défend le principe selon lequel « l’instabilité dans un pays menace la stabilité de tous ». Un message fort dans un contexte où les crises sécuritaires continuent de fragiliser la paix, le développement et la cohésion régionale.
Les attentes sont donc élevées autour de cette rencontre de Livingstone. Au-delà des concertations diplomatiques et militaires, elle est perçue comme une nouvelle opportunité de relancer une réponse collective, coordonnée et durable face à l’un des conflits les plus complexes et persistants du continent africain.

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