Beni : vernissage du roman « Ce que la guerre n’a pas tué » de Serge Mulimani
La ville de Beni a vibré au rythme de la littérature ce dimanche 25 janvier, à l’occasion du vernissage du roman « Ce que la guerre n’a pas tué » de l’écrivain Serge Mulimani, publié aux éditions Plume Noire. Une cérémonie marquée par une forte mobilisation des écrivains et amoureux du livre de Beni, venus découvrir et célébrer une œuvre profondément ancrée dans la réalité du Nord-Kivu.
Inspiré du vécu des populations de cette région longtemps meurtrie par les conflits armés, Ce que la guerre n’a pas tué se veut un témoignage poignant de la souffrance, mais aussi de la résilience des communautés affectées par les violences. À travers une narration sensible et engagée, Serge Mulimani donne voix à celles et ceux que la guerre a tenté de réduire au silence sans jamais parvenir à briser leur humanité.
Lors de la présentation, l’auteur a expliqué que ce roman est né d’une volonté de ne pas laisser l’oubli recouvrir les drames vécus, mais aussi de rappeler la force intérieure des populations du Nord-Kivu. « Écrire, c’est résister à l’effacement de notre mémoire collective », a-t-il souligné devant un public attentif et ému.
Les écrivains de Beni présents à l’événement ont salué une œuvre courageuse, qui contribue à documenter l’histoire contemporaine de la région par la littérature. Pour eux, ce roman constitue non seulement un acte artistique, mais aussi un engagement citoyen en faveur de la paix et de la reconnaissance des souffrances endurées.
À travers ce vernissage, la ville de Beni réaffirme son rôle comme espace de réflexion, de création et de résilience culturelle, où la plume devient un outil de mémoire et d’espoir. Ce que la guerre n’a pas tué s’impose ainsi comme une œuvre nécessaire, invitant les lecteurs à se souvenir, à comprendre et à croire en la capacité de l’homme à se relever, même après les épreuves les plus sombres.

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