RDC–Rwanda : Un nouveau rapport des experts de l’ONU confirme la présence massive des forces rwandaises aux côtés du M23
Kinshasa, décembre 2025 – La Voix du Numérique | Un nouveau rapport accablant du Groupe d’experts des Nations unies vient, une fois de plus, confirmer ce que les populations congolaises et les organisations de défense des droits humains dénoncent depuis plusieurs années : la présence massive et active de soldats rwandais dans l’Est de la République démocratique du Congo, aux côtés de la rébellion du M23.
Selon ce rapport, entre 6 000 et 7 000 soldats des Forces de défense du Rwanda (RDF) seraient actuellement déployés dans plusieurs zones du Nord-Kivu, où ils participent directement aux opérations militaires, appuient la progression territoriale du M23 et sont impliqués dans de graves exactions contre les populations civiles.
De graves violations du droit international documentées
Le rapport, qualifié de particulièrement alarmant, répertorie une série de violations graves du droit international humanitaire, notamment :
des exécutions extrajudiciaires,
des arrestations et détentions arbitraires,
des déplacements forcés de populations,
l’incendie systématique de maisons,
le ciblage de civils hutus, déjà vulnérables dans la région.
Ces conclusions viennent corroborer les témoignages recueillis depuis plusieurs années auprès des déplacés internes, des survivants de massacres ainsi que des organisations locales et internationales de défense des droits humains opérant dans l’Est du pays.
Une posture diplomatique en contradiction avec les faits
Ce rapport survient alors que le président rwandais Paul Kagame continue de se présenter sur la scène internationale, notamment à Washington, comme un « partenaire pour la paix » dans la région des Grands Lacs. Une posture diplomatique que contredisent frontalement les preuves de la présence avérée de milliers de soldats rwandais sur le sol congolais.
Pour plusieurs observateurs, cette contradiction illustre l’absence de volonté réelle du Rwanda de respecter les engagements pris dans le cadre de l’accord de paix de Washington, notamment en ce qui concerne le retrait des forces étrangères et le respect de la souveraineté de la RDC.
Des violations organisées et répétées
Les experts des Nations unies soulignent que les violences documentées ne sauraient être qualifiées d’“incidents frontaliers” ni de simples dérapages isolés. Il s’agit, selon eux, de violations délibérées, organisées et répétées du droit international, visant à maintenir une présence militaire rwandaise durable sur une partie du territoire congolais.
Ce nouveau rapport relance ainsi avec force le débat sur la responsabilité du Rwanda dans l’instabilité persistante de l’Est de la RDC et la nécessité pour la communauté internationale de passer des condamnations verbales à des mesures concrètes.
Rédaction – La Voix du Numérique

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