Cardinal Fridolin Ambongo réaffirme la pertinence du Pacte social pour la paix dans la région des Grands Lacs
Le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a réitéré l’importance du Pacte social comme réponse durable et pertinente à la crise qui secoue la région des Grands Lacs depuis plus de trente ans.
S’exprimant à l’issue de la 15ᵉ Assemblée plénière de l’Association des Conférences épiscopales de l’Afrique centrale (ACEAC), qui regroupe les Églises catholiques de la République démocratique du Congo, du Burundi et du Rwanda, le prélat a déploré les limites des démarches diplomatiques menées jusqu’à présent.
Il a notamment cité l’occupation de la ville d’Uvira, survenue malgré l’entérinement des accords de Washington, comme un signe d’échec des tentatives diplomatiques.
Le Cardinal Ambongo a également rappelé les alertes répétées de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église catholique du Congo (ECC), particulièrement après la prise de Bunagana, regrettant que ces mises en garde n’aient pas été prises en compte, entraînant la perte de nombreuses vies humaines qui auraient pu être évitées.
« Si les appels de la CENCO et de l’ECC avaient été entendus, notamment après la prise de Bunagana, combien de vies humaines aurait-on pu épargner ! Mais hélas, que de temps perdu, que de victimes évitables. C’est pourquoi nous condamnons avec la dernière énergie, comme nous l’avons déjà fait dans d’autres circonstances, tous ceux et celles qui voient dans la guerre la solution à cette crise », a-t-il souligné.
Pour illustrer cette tragédie, il a cité l’avertissement de Jésus dans l’Évangile selon Matthieu (11, 17) :
« Nous vous avons joué de la flûte et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine. »
Cette intervention rappelle l’urgence d’une paix véritable et durable dans une région meurtrie par des décennies de conflits.

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